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Jun 12, 2026
Niger

Niger : criminalisation des relations homosexuelles

Le 12 juin 2026, le Niger a promulguéun nouveau Code pénal criminalisant pour la première fois les relations entre personnes de même sexe. Cette législation prévoit des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 20 ans et des amendes atteignant 100 millions de francs CFA.

Auparavant, l'homosexualitén'était pas explicitement interdite par la loi nigérienne, bien qu'elle soit largement taboue dans ce pays majoritairement musulman et conservateur. Le nouveau texte stipule que toute personne reconnue coupable d'avoir entretenu ou tentéd'entretenir des relations sexuelles avec une personne du même sexe est passible d'une peine de cinqàdix ans de prison et d'une amende pouvant atteindre 100 millions de francs CFA.

Les sanctions sont encore plus sévères pour les personnes contractant un mariage avec une personne de même sexe ou participantàla gestion, au financement ou au fonctionnement d'organisations liées aux communautés LGBTQIA+. Dans ces cas, les peines d'emprisonnement varient de dixàvingt ans.

Cette décision a suscitédes réactions diverses. Les défenseurs des droits de l'homme expriment leur inquiétude quantàla stigmatisation accrue et aux violations potentielles des droits fondamentaux des personnes LGBTQIA+. Ils appellent le gouvernement nigérienàrespecter les engagements internationaux en matière de droits humains etàprotéger toutes les minorités, indépendamment de leur orientation sexuelle.

En revanche, certains segments de la sociéténigérienne soutiennent cette législation, estimant qu'elle reflète les valeurs culturelles et religieuses du pays. Ils considèrent que la criminalisation des relations homosexuelles est nécessaire pour préserver la moralitépublique et l'ordre social.

Il est important de noter que cette loi intervient dans un contexte régional oùplusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, tels que le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal, ont récemment renforcéla répression des comportements liésàl'homosexualité. Cette tendance soulève des préoccupations quantàl'avenir des droits des personnes LGBTQIA+ sur le continent.

Les organisations internationales et les partenaires du Niger surveillent de près l'application de cette nouvelle législation et ses implications sur les droits de l'homme dans le pays. Elles encouragent le dialogue entre le gouvernement, la sociétécivile et les communautés concernées afin de promouvoir une approche inclusive et respectueuse des droits fondamentaux de tous les citoyens nigériens.